Bélouga dans la Seine : les sauveteurs changent d'approche

Le bélouga est toujours coincé dans la Seine entre Rouen et Paris. Ce samedi 6 août, les sauveteurs cherchent le meilleur moyen de lui faire retrouver le chemin de la mer.

Après avoir tenté de parquer le bélouga dans le barrage de Gaillon, les acteurs de l'opération de sauvetage du cétacé perdu dans la Seine changent d'approche. ©L'Impartial

Depuis le début de la semaine, un bélouga, mammifère marin de la famille des cétacés, est perdu dans la Seine.

Entre mardi 2 et vendredi 5 août 2022, la baleine a été localisée dans le département de l’Eure.

À 70 km de Paris

Comme ces derniers jours, l’animal reste coincé entre le barrage de Poses et le barrage de Notre-Dame-de-la-Garenne, à Gaillon, à 70 km de Paris.

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Un important dispositif a été mis sur pied ces derniers jours pour venir en aide au bélouga.

En effet, les services de la préfecture, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie, le personnel des Voies navigables de France, l’Office français de la biodiversité, le Groupe d’études des cétacés du Cotentin, le laboratoire Pélagis et l’association Sea Shepherd France sont à pied d’oeuvre. 

Sea Shepherd tente de nourrir le bélouga

« En concertation avec l’ensemble des acteurs, Sea Shepherd va tenter de nourrir l’animal afin de lui permettre de reprendre des forces », indique la préfecture de l’Eure dans un communiqué.

Dans un premier temps, jeudi, l’option prise avait été de parquer l’animal dans un des bassins des écluses du barrage de Gaillon.

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Mais le bélouga est sauvage et son comportement fuyant lors des tentatives de guidage a incité les autorités à se tourner vers d’autres alternatives.

« Il est amaigri mais reste rapide et tonique. Toutefois, les services engagés seront désormais le moins intrusif possible dans son quotidien d’animal sauvage, pour lui éviter un stress qui pourrait aggraver son état de santé »

Préfecture de l’Eure

« Il est possible que le bélouga retrouve seul son chemin »

Dans ce contexte, c’est donc vers une option préservant davantage les chances de survie de l’animal que s’orientent les autorités. 

Selon la préfecture, « il est possible que l’animal retrouve seul son chemin ». À ce stade, il semble que ce « laisser-faire » présente les meilleurs chances pour le Bélouga.

L’ensemble des acteurs estime que « les tentatives de transport de l’animal présentent pour l’instant trop de risques » et ne « s’accordent pas avec l’exigence de préservation du bien-être de l’animal ».

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Désormais, les membres de Sea Shepherd France, accompagnés par l’Office français de la biodiversité, vont maintenir une surveillance accrue du bélouga.

Un cas extrêmement rare, mais pas isolé

Qu’un bélouga remonte la Seine constitue bien un fait rare d’autant plus qu’il a passé le premier barrage entre la Manche et Paris et se retrouve coincé dans l’Eure. 

Cependant, par le passé, plusieurs cétacés de la même famille ont pu être observés dans des fleuves européens.

En effet, en 1966, un bélouga avait remonté le Rhin. Repéré d’abord à Rotterdam (Pays-Bas), le 16 mai, la baleine surnommée à l’époque Moby-Dick avait remonté le fleuve jusqu’aux abords de Bonn (Allemagne). Ce bélouga avait séjourné 4 semaines dans le Rhin.

Plus récemment, un autre de ces cétacés s’était perdu pendant 3 mois dans l’embouchure de la Tamise, en Angleterre.

Le Laboratoire Pelagis indique par ailleurs qu’il ne s’agit pas du premier bélouga observé en France. « Il s’agit du second bélouga connu en France puisqu’en 1948 un pêcheur de l’estuaire de la Loire en avait remonté un dans ses filets. »

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