Prime de rentrée de 150 euros : finalement, qui pourra toucher l'aide exceptionnelle ?

Les allocataires du RSA et des APL devaient toucher une prime exceptionnelle à la rentrée. Au Sénat, ceux touchant la prime d'activité et l'AAH ont été ajoutés aux bénéficiaires.

L’aide exceptionnelle de la rentrée devrait être evrsée aux bénéficiaires du RSA, des APL, de la prime d’activité et des allocataires de l’AAH. (©Laurence Soulez / Adobe Stock)

Fin juin 2022, le gouvernement annonçait, par l’intermédiaire d’Olivia Grégoire, alors porte-parole du Gouvernement, qu’une aide exceptionnelle serait versée à la rentrée à tous les bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL) et du revenu de solidarité active (RSA). 

Cette prime, partie intégrante du projet de loi Finances rectificative a été longuement débattue à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, puis en commission mixte paritaire.

Finalement, voici qui la touchera, alors que le projet de loi Finances rectificative vient d’être adopté définitivement par le Parlement.

À lire aussi

Les bénéficiaires de la prime d’activité en plus 

La prime sera finalement versée aux bénéficiaires de la prime d’activité et de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), mais aussi à ceux qui touchent seulement le RSA et/ou les APL, soit « environ 8 millions de personnes », d’après Charles de Courson, député centriste. 

Pour le montant, on parle d’une prime de 150 euros, sans plus de précisions pour le moment. « Les conditions seront déterminées avec les parlementaires », a précisé Gabriel Attal, juste avant le vote définitif du projet de loi. 

Combien de personnes touchent les minima sociaux en France ?

À titre informatif, selon le ministère des Solidarités et de la Santé, en mars 2022, les bénéficiaires du RSA étaient au nombre de 1 896 100, des APL, 5 784 900, de l’AAH, 1 112 500, et de la prime d’activité, 4 578 700.

Cela aurait pu être bien différent

Durant les débats, les sénateurs avaient décidé de modifier les conditions d’attribution de cette aide. 

Exit dans un premier temps les bénéficiaires du RSA et des APL. Jean-François Husson, sénateur LR, avait fait voter dans la nuit un amendement pour « valoriser la valeur travail », comme il l’expliquait lui-même dans la chambre haute du Parlement. 

Vidéos : en ce moment sur Actu

Tollé à gauche

« Un scandale », pour plusieurs sénateurs de l’opposition, qui dénonçaient le fait qu’on « profite de la nuit pour vous permettre de taper une fois de plus sur les plus pauvres », comme l’a scandé l’élu écologiste Thomas Dossus.

Gabriel Attal, ministre délégué chargé des Comptes publics, s’était également montré circonspect face à cet amendement : « J’entends le souhait d’aider les gens qui travaillent dur. Mais votre disposition va retirer le bénéfice de l’aide à 4 millions de foyers pauvres », a-t-il réagi.

De son côté, Rémi Feraud, sénateur PS, a demandé si « c’était le moment », alors que ses confrères venaient de voter contre une taxe sur les superprofits.

Vous n'avez pas voté la taxe sur les superprofits [...] Vous n'avez pas non plus voté le Smic à 1500 euros, une vraie revalorisation des salaires. Est-ce que le but, c'est donner 150 euros en plus aux travailleurs pauvres, ou de priver les bénéficiaires des minimas sociaux de 100 euros à la rentrée scolaire. En réalité, l'objectif, c'est d'opposer les travailleurs pauvres aux bénéficiaires du RSA.

Rémi Feraud Sénateur PS

Un avis visiblement relativement partagé par la commission mixte paritaire, puisqu’elle a décidé d’inclure « TOUS les bénéficiaires de la prime d’activité, au même titre que les allocataires des minima sociaux (SIC) »

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Dernières actualités

France - Monde

    Voir plus