Paris Île-de-France

Île-de-France: un quart du service de bus pas assuré, Valérie Pécresse somme la RATP d'agir

Image d'illustration - Des bus de la RATP stationnés dans un dépôt près de Paris. - Ludovic MARIN / AFP

Dans un courrier, la présidente d'Île-de-France Mobilités a interpellé la PDG de la RATP dans un courrier et demandé "sous quinze jours un plan d'action comprenant des engagements précis de rétablissement du service".

La présidente d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) Valérie Pécresse a sommé la RATP de présenter "un plan d'action" visant à rétablir un trafic normal des bus de la région, alors qu'un quart du service n'est pas assuré, dans un courrier consulté vendredi par l'AFP.

"La situation du réseau de bus est en net décalage avec vos obligations actuelles", déplore Valérie Pécresse dans une lettre adressée à la PDG de la RATP Catherine Guillouard datée de jeudi.

"Les informations récemment communiquées par vos équipes mettent en évidence une dégradation très importante de la production, avec un taux de réalisation de l'offre de transport qui s'établit à environ 75% depuis la rentrée scolaire", avec "une forte variabilité de l'offre d'un jour sur l'autre", regrette-t-elle.

"Cette situation, qui représente pour les usagers seulement trois bus sur quatre, est inacceptable". Elle "ne saurait perdurer et impose une réaction rapide de votre part" pour rétablir les 100% de l'offre prévue par le contrat signé l'an dernier entre IDFM et la RATP, insiste l'élue (LR).

Des voyageurs en "grande détresse"

Disant comprendre les problèmes d'absentéisme qu'a connus la RATP pendant la crise sanitaire et ses difficultés à recruter des conducteurs, Valérie Pécresse exige "sous quinze jours un plan d'action comprenant des engagements précis de rétablissement du service".

"Les voyageurs sont en situation de grande détresse", a-t-elle ajouté à la main en signant la lettre.

La RATP reconnait faire face à de grandes difficultés de recrutement mais celles-ci "concernent l'ensemble des opérateurs franciliens". "Face à cette situation l'entreprise est mobilisée et déploie d'important moyens pour recruter et former un maximum de conducteurs de bus afin d'assurer une offre de service conforme aux objectifs fixés par IDFM", a répondu le groupe.

700 conducteurs en moins fin août

Alors que le trafic des bus était déjà perturbé cet été, la Régie avait promis en août une amélioration "d'ici le 1er septembre". Fin août, il manquait toujours 700 conducteurs de bus sur 16.000.

Le groupe public, dont la PDG doit quitter son poste à la fin du mois, avait alors mis en avant l'allègement de l'offre pendant l'été, l'impact des nombreux travaux de voirie, les effets de la chaleur qui a rallongé les taux de pause des agents et "des difficultés de recrutement inédites de conducteurs de bus".

M.L. avec AFP