La transformation des RH

Augmenter la rémunération des personnels et mieux les reconnaître, développer la personnalisation et renforcer l'esprit d'équipe, améliorer le service public de l’éducation : la gestion des ressources humaines à l'éducation nationale se transforme en profondeur, sous l’impulsion du Grenelle de l'éducation.

Un engagement fort pour revaloriser l'ensemble des personnels

Dès 2017, la revalorisation des personnels a été au cœur de l’agenda social du ministère. À l’issue du Grenelle de l’éducation qui s’est tenu d’octobre 2020 à février 2021, 12 engagements ont été pris pour :

Agenda social

Un agenda social a été proposé aux partenaires sociaux pour décliner les 12 engagements du Grenelle. De nouveaux groupes de travail (GT) thématiques ont été constitués à ceux déjà existants, ils se réunissent dans le cadre de l'agenda social pour poursuivre les travaux initiés.

Des bilans d’étapes permettent d’acter les mesures prises, en particulier sur la revalorisation des rémunérations des personnels. Plusieurs chantiers se poursuivent en 2022.

Des mesures qui augmentent la rémunération des personnels

Ce qui a changé

  • Dès 2017, un engagement fort pour revaloriser les personnels et notamment les professeurs.
  • Sur la période 2017-2022, 2,7 milliards d'euros consacrés à la revalorisation des personnels.
  • Le Grenelle de l’éducation, débuté en octobre 2020 en parallèle de l’agenda social, pour impulser une réflexion de fond sur les métiers, avec 12 engagements pour développer la personnalisation, renforcer l’esprit d’équipe, améliorer le service public d’éducation.
  • 1,1 milliard d’euros consacré à ces revalorisations en 2021 et 2022 pour tous les personnels et en particulier les professeurs, CPE, PsyEN, avec une priorité aux débuts et milieux de carrière pour renforcer l’attractivité des métiers.

La revalorisation des personnels éducatifs 

Les objectifs de la revalorisation des personnels éducatifs sont :

  • d'accroître la rémunération des jeunes professeurs, CPE et PsyEN, et de renforcer l’attractivité du métier de professeur ;
  • de faciliter le déroulement des carrières et d'augmenter le nombre de promotions ;
  • de revaloriser et fluidifier le déroulement des carrières de toutes les catégories de personnels d’encadrement et des directeurs d’école.

Des efforts inédits engagés pour les débuts et milieux de carrière des professeurs

Afin d’offrir une rémunération accrue aux jeunes professeurs et de faciliter le déroulement des débuts et milieux de carrière et dans le prolongement des travaux menés en 2020 avec les partenaires sociaux et en 2021 dans le cadre du Grenelle de l’éducation, une prime d’attractivité est attribuée depuis mai 2021 et est revalorisée et étendue en 2022. Elle bénéficie à tous les enseignants titulaires de l’enseignement public et privé sous contrat, conseillers principaux d’éducation (CPE) et psychologues de l’éducation nationale, en début et milieu de carrière.

Elle concerne depuis mai 2021 les professeurs titulaires et assimilés jusqu’au 7e échelon, soit les quinze premières années de leur carrière. Son montant annuel est compris entre 500 € et 1 400 € pour les personnels titulaires concernés.

À partir du 1er février 2022, cette prime est relevée et étendue à des personnels en milieu de carrière, jusqu’au 9e échelon, soit jusqu’à leur 22e année de carrière. Elle sera ainsi versée à 58% des personnels enseignants et d’éducation.

Cette prime augmente la rémunération annuelle des professeurs débutants au 2e échelon de 1 880 € nets par an comparativement à 2020 (soit 2 200 € bruts de plus qu’en 2020 et 800 € bruts de plus qu’en 2021).

Les contractuels bénéficient également de cette prime.

Au total, 520 millions d'euros auront été consacrés à l'attractivité du début et du milieu de carrière, soit 253,2 millions d'euros pour la première tranche engagée en 2021 et 267 millions d'euros pour la deuxième tranche engagée à compter de février 2022. 

Dans la cadre de la réforme du concours et de la formation des professeurs stagiaires, ces derniers (hors professeurs agrégés) percevront à compter de la rentrée 2022 une indemnité d’un montant de :

  • 1200 € brut / an pour un temps plein devant élèves (notamment les stagiaires lauréats du concours détenteurs d’un master MEEF 2)
  • 600 € brut / an pour un mi-temps devant élèves (notamment les stagiaires lauréats du concours détenteurs d’un master 2 disciplinaire et sans expérience significative d’enseignement)

Le versement de l’indemnité sera mensuel.

Des gains financiers pour tous les professeurs dès 2021

Pour répondre aux évolutions des pratiques pédagogiques, les professeurs devant élèves et les psychologues de l’éducation nationale ne disposant pas d’un poste de travail fixe reçoivent désormais chaque année une prime d’équipement informatique de 150 € net pour un coût total de 179 millions d’euros.

La rémunération nette mensuelle des professeurs en tout début de carrière passera donc de 1 700 € en 2020 à près de 1 869 € en 2022 grâce à la prime Grenelle d’attractivité et à la prime d’équipement informatique.

Par ailleurs, de nouvelles mesures permettent de fluidifier la carrière des professeurs, PsyEn et CPE :

  • le taux de promotion des enseignants accédant à la hors-classe est porté à 18 % dès 2021 (17 % en 2020), pour 1 700 bénéficiaires supplémentaires par an : un budget complémentaire de près de 8 millions d’euros est consacré à cette mesure. Ce taux de promotion est également reconduit pour 2022.
  • les modalités d'accès à la classe exceptionnelle seront élargies en 2022.

Une hausse de la rémunération des enseignants depuis 2016

Une étude par cas types, réalisée par le ministère, montre que, sans tenir compte d’indemnités spécifiques, entre 2016 et 2021, les rémunérations des enseignants ont augmenté d’au moins 2 200 € nets annuels pour tous les échelons. Ces augmentations ont été plus élevées pour ceux qui sont passés à la hors-classe.

Ces augmentations sont d’au moins 1 180 € nets annuels, après déduction des effets de l’inflation, correspondant à une augmentation allant de + 5 % à + 12 % (et même 29 % pour les stagiaires).

Des revalorisations pour toutes les catégories de personnels éducatifs depuis 2021

Les hausses indemnitaires concernent :

  • les CPE et professeurs documentalistes de respectivement + 236 € et + 233 € brut par an pour un coût de 3,2 millions d’euros et 3,1 millions d’euros ;
  • les professeurs et CPE tuteurs d’assistants d’éducation en préprofessionnalisation et d’étudiants alternants en master MEEF qui bénéficient d’une revalorisation de leur indemnité de tutorat (+200€ par an à compter de l’indemnité servie au titre de l’année scolaire 2021-2022) ;
  • les professeurs exerçant en milieu pénitentiaire qui bénéficient d’une revalorisation de 450 €/an ;
  • les corps d’inspection qui bénéficient d’une revalorisation indiciaire (pour les IEN dès 2021 avec la création d’un 11e échelon puis à compter de 2022, pour les IEN et les IA-IPR) et d’une revalorisation indemnitaire engagée en 2021 et accentuée en 2022 à l’occasion de l’adhésion au RIFSEEP de ces deux corps (au total, gain d’au moins + 2 200 €/an) ;
  • les personnels de direction, dont l’indemnité de fonctions, de responsabilités et de résultats est revalorisée jusqu'à 1 960 € / an en 2021-2022 ; l’indemnité de tutorat (+ 200 € /an) et les possibilités d’avancement à la hors-classe sont également améliorées (21 millions d’euros au total) ;
  • les directeurs d’école, au cœur de l’engagement 7 du Grenelle de l’éducation, qui ont bénéficié à l’automne 2020 d’une prime exceptionnelle de 450€ bruts annuels et le 1er janvier 2021 de la pérennisation de cette prime exceptionnelle. A compter de janvier 2022, une nouvelle revalorisation interviendra, d’un montant de 225 € bruts annuels. En deux ans, l’indemnité aura donc progressé de 675 € bruts, soit une augmentation de 31 à 38% en fonction de la taille de l’école ;
  • les psy-EN " EDO", qui bénéficient à compter du 1er janvier 2022 d’une revalorisation de + 425,70 € annuels, dans un mouvement de convergence avec le régime indemnitaire des Psy-EN "EDA" ;
  • les conseillers pédagogiques de circonscription: + 500 € pour l'indemnité de fonction des conseillers pédagogiques du premier degré afin de la porter à 1 500 € annuels à compter du 1 er janvier 2022 ;
  • les conseillers en formation continue qui bénéficient de deux revalorisations indemnitaires en 2021 et 2022 (+5% à compter du 1er janvier 2021, soit +379,7 € bruts par an et +5% à compter du 1er janvier 2022, soit +398,7 € bruts par an ce qui porte l'indemnité à 8 373,44 € / an).

Des mesures d’amélioration des conditions d'emploi et de rémunération des AESH

Dans la continuité des précédentes mesures structurelles d’amélioration des conditions d’emploi et de rémunération des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), à savoir :

  • la professionnalisation accrue du métier avec une formation continue renforcée ;
  • la rénovation de leur cadre de gestion RH sécurisant leur parcours par un CDD de 3 ans dès le premier recrutement ; 
  • la création de 4 000 emplois supplémentaires d’AESH à la rentrée scolaire 2022 ;
  • une grille de rémunération étendue à 11 échelons sur 30 ans de carrière et instaurant une automaticité de leurs avancements.

Une nouvelle étape dans la revalorisation intervient au 1er janvier 2022 :

  • la grille indiciaire des AESH est de nouveau améliorée : le premier échelon est augmenté de 2 points et porté à l’indice majoré 343 traduisant la revalorisation liée au relèvement du SMIC ; le 2e échelon est augmenté de 3 points et porté à l’indice majoré 348 ;
  • les AESH bénéficient de la participation de leur employeur au financement de leur mutuelle santé (PSC) à hauteur de 15€ / mois ;
  • les AESH ont également bénéficié de l’aide exceptionnelle dite "indemnité-inflation" décidée par le Gouvernement pour faire face aux conséquences de l’inflation sur le pouvoir d’achat des Français, et pour accompagner la reprise. D’un montant forfaitaire de 100 €, elle a été versée en janvier 2022 pour la plupart des agents.

Sur les deux années 2021-2022, ce sont ainsi 150 M€ qui auront été mobilisés pour améliorer la rémunération des AESH. Au titre des différentes revalorisations indiciaires, les AESH ont bénéficié d’un gain moyen de + 1 083 € bruts/an, auquel s’ajoutent 280€ au titre de la PSC et de l’indemnité inflation en 2022.

L'accompagnement des élèves en situation de handicap

Création d’un dispositif statutaire de revalorisation régulière de la rémunération des AESH

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap sont des contractuels de droit public. En 2021, ils représentent près de 121 000 agents.

Au-delà des mesures déjà intervenues pour améliorer les conditions d’emploi et de rémunération des AESH, le niveau nominal et la progression de la rémunération des AESH demeurent une priorité en cohérence avec la professionnalisation croissante de leurs fonctions et la sécurisation de leur emploi.

Afin de financer une revalorisation de la rémunération des AESH, une enveloppe de 60 millions d’euros sera dédiée à compter de la rentrée scolaire 2021 et dans le cadre du PLF pour 2022. Un dispositif statutaire permettant une revalorisation régulière et automatique de la rémunération des AESH sera mis en place et leur grille indiciaire sera revalorisée. Ce dispositif permettra d’assurer une progression homogène et de donner de la visibilité aux AESH sur leurs perspectives de carrière.

Le reclassement des AESH dans la nouvelle grille s’effectuera selon leur catégorie (AESH dans leur premier ou second CDD, AESH en CDI).

Accès aux prestations d’action sociale et en matière de santé

Depuis le 1er janvier 2021, les AESH bénéficient de nouvelles prestations d’action sociale :

  • Cesu - garde d’enfants de 0 à 6 ans ;
  • actions Srias (section régionale interministérielle d’action sociale).

Dans le cadre de la convention de partenariat du MENJS avec la MGEN, les AESH peuvent désormais bénéficier des nouvelles actions complémentaires pour la santé des personnels :

  • dispositif de téléconsultation médicale, sans avance de frais, pour bénéficier d’un avis médical ponctuel ;
  • accès organisé aux centres médicaux et dentaires MGEN, dans les académies de Créteil, Lyon, Nancy-Metz, Nice, Paris, Strasbourg et Versailles. Ž

Les échanges et travaux interministériels se poursuivent afin de parfaire les droits des AESH en matière d’action sociale (éligibilité aux aides aux parents d’enfants handicapés ainsi qu’aux aides aux vacances notamment) et de protection sociale complémentaire.

Autres pistes à l’étude

Afin de permettre aux AESH d’assurer leur activité sur une quotité complète et leur offrir des débouchés professionnels, sont envisagés : 

  • la formation et la certification de compétences ;
  • l’extension de la possibilité d’intervention des AESH dans le champ de la jeunesse et des sports, notamment au sein des accueils collectifs de mineurs (ACM), en qualité d’intervenant qualifié ;
  • le développement de l’emploi des AESH sur les activités complémentaires (service de restauration) ou périscolaires organisées par les collectivités territoriales.

En savoir plus sur le métier d'accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH)

La revalorisation des personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé

Les objectifs de revalorisation de ces filières sont :

  • de requalifier les emplois de la filière administrative, pour prendre en compte l’évolution des missions et des métiers ;
  • de faire converger la rémunération indemnitaire des personnels avec celle versée dans les autres ministères ;
  • d'harmoniser les pratiques indemnitaires au sein des régions académiques et entre les académies ;
  • d'assurer une convergence entre académies, entre services et établissements ;
  • de continuer à renforcer l’attractivité du ministère et de ses métiers.

La filière administrative

Pour les personnels administratifs, l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) des agents administratifs est revalorisée depuis 2021 avec une attention particulière sur les débuts de carrière, dans la perspective d’un rapprochement interministériel. Un plan de requalification pluriannuel de la filière administrative est également engagé.

Le relevé de décisions relatif au plan de requalification pluriannuel de la filière administrative, co-signé le 10 septembre 2021 par le ministre et 3 organisations syndicales (UNSA-Education, SGEN-CFDT et SNALC) prévoit en particulier une revalorisation indemnitaire afin de :

  • réduire les écarts avec les indemnités versées par les autres ministères ;
  • harmoniser les pratiques indemnitaires au sein des régions académiques et entre les académies ;
  • réduire les disparités entre académies, entre services et établissements et entre personnels logés et non logés
  • continuer à renforcer l’attractivité de notre ministère et de nos métiers et favoriser ainsi notamment le recrutement des attachés formés par les instituts régionaux d’administration (IRA).

Ainsi, dès 2021, une enveloppe de 21,5 M€ a permis le relèvement substantiel de l’IFSE des personnels, notamment les personnels logés par nécessité de service (gain annuel moyen brut de 310 € pour les adjoints administratifs (ADJAENES), 530 € pour les secrétaires administratifs (SAENES) et 1 360 € pour les attachés (AAE) avec effet au 1er janvier 2021). À cette occasion, les montants minimaux d’IFSE prévus (les planchers) pour chacun des groupes de fonction de ces trois corps ont été significativement relevés.

En 2022, la décision du Gouvernement de réduire massivement les écarts de rémunération entre les personnels administratifs de catégorie A et B des différents ministères permet de mettre en œuvre une deuxième étape de revalorisation, avec effet au 1er janvier 2022. Le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports est ainsi doté d’une enveloppe de 56,5 M€ et la déploie avec l’objectif d’assurer une revalorisation forfaitaire par corps et groupe de fonction pour tous les agents et d’y ajouter une part modulable visant notamment à poursuivre la convergence indemnitaire entre académies :

  • Après concertation avec le comité de suivi du relevé de décisions et avec les organisations syndicales siégeant au comité technique ministériel, les académies préparent la revalorisation forfaitaire suivante des IFSE par groupes de fonction :
CorpsGroupeNon logésLogés
Attachés (catégorie A)Groupe 1+ 2 100 €+ 1 785 €
Groupe 2+ 1 900 €+ 1 615 €
Groupe 3+ 1 700 €+ 1 445 €
Groupe 4+ 1 400 €+ 1 190 €
Secrétaires administratifs (catégorie B)Groupe 1+ 1 200 €+ 1 020 €
Groupe 2+ 1 100 €+ 935 €
Groupe 3+ 1 000 €+ 850 €
  • À cette revalorisation, s’ajoute une mesure de convergence indemnitaire, qui permet de réduire les inégalités entre les académies et au sein des régions académiques. Ce mécanisme de convergence permet d’allouer un gain moyen brut d'environ 800€ pour les attachés et 360€ pour les secrétaires administratifs. Les académies s’emploient à concerter et mettre en paye ces mesures d’ici mars 2022.

En ce qui concerne les adjoints administratifs (ADJAENES), les mesures suivantes sont prévues en 2022 :

  • le relèvement du minimum de traitement, une revalorisation de la grille indiciaire et une bonification d’un an d’ancienneté ; le gain moyen de ces mesures est de l’ordre de 1 424 € bruts par an avec effet au 1er janvier 2022 ;
  • une augmentation des ratios d’avancement de grade ; le taux augmente de 5 points pour le grade d’ADJAENES principal de 2ème classe, qui passe de 23% à 28% et double pour le grade d’ADJAENES principal de 1ère classe, qui passe de 8,5% à 16,5% ;
  • une augmentation des promotions dans la catégorie B par liste d’aptitude (+ 300 emplois).

Depuis 2021, les personnels administratifs (hors Ile-de-France) bénéficient ainsi de revalorisations dont le gain moyen s’élève à :

  • + 4 630 € bruts/an pour les catégories A 
  • + 2 240 € bruts/an pour les catégories B 
  •  + 1 424 € bruts/an pour les catégories C

L’objectif du plan de requalification de la filière administrative est également de développer les compétences des personnels en poste et des compétences nouvelles, au service notamment de la gestion des ressources humaines de proximité, de la modernisation de la gestion financière et des missions régaliennes, du développement de la formation et d’un accompagnement individualisé des agents. Ce plan contient ainsi un volet important de transformation d’emplois de catégorie C en B et de catégorie B en A :

  • + 490 postes de catégorie A en 2022
  • + 1 010 postes de catégorie B en 2021 et 2022

La filière ITRF

Les ingénieurs et personnels techniques de l’éducation nationale bénéficient depuis 2021 du réexamen périodique de leurs indemnités, pour un montant moyen de 180 € brut (réexamen triennal du RIFSEEP). En 2022, ces personnels bénéficieront d’un relèvement du taux de promotion dans leurs corps respectifs.

La filière sociale 

Les assistants et conseillers techniques de service social bénéficient également depuis 2020 d’une revalorisation indemnitaire, dans le cadre d’une convergence interministérielle soit, en moyenne, + 3 219 €/an pour les assistants de service social et + 4 306 €/an pour les conseillers techniques de service social).

La filière santé

Des discussions avec les personnels de santé ont permis de procéder à des mesures de revalorisation indemnitaire dès 2021 à hauteur de 1 700 € en moyenne pour les médecins scolaires, de 2 700 €/an pour les médecins conseillers techniques et de 400 €/an pour les personnels infirmiers. En 2022, le statut des personnels infirmiers sera revalorisé, dans le prolongement du Ségur de la santé, en cohérence avec celui des infirmiers en soins généraux de la fonction publique hospitalière (soit une revalorisation indiciaire de + 957 €/ an).

Les mesures communes

Le remboursement d’une partie de la protection sociale complémentaire

Dans le cadre de l’ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 relative à la protection sociale complémentaire dans la fonction publique, tous les personnels adhérents à une mutuelle bénéficient, à compter du 1er janvier 2022, du remboursement forfaitaire de 15 € par mois sur leurs cotisations de protection sociale complémentaire destinées à couvrir leurs frais de santé.

L’indemnité des personnels exerçant ou affectés en écoles et collèges de REP+

Leur rémunération indemnitaire est progressivement revalorisée : après une revalorisation de 1 000 euros net en 2018 et 1 000 euros net en 2019, une troisième tranche de revalorisation à partir de la rentrée 2021 donnera lieu :

  • au versement d’une part fixe de 400 euros net en septembre ;
  • d’une part modulable, versée pour la première fois en février 2022, puis pour les années scolaires suivantes, au terme de chaque année scolaire, d’un montant net de 200, 360 ou 600 euros.

Le montant de cette part modulable est défini par école et par établissement, en fonction d’objectifs fixés au niveau national. Pour ce premier versement, les objectifs fixés visent à soutenir, encourager et reconnaître la réussite collective (par exemple, dans le cadre de la participation à Vacances apprenantes/ École ouverte, aux Stages de réussite, à Devoirs faits, aux Cordées de la réussite).

Un accompagnement des personnels renforcé et individualisé

Personnalisation

Afin de permettre à chacun de faire connaître ses compétences et ses souhaits, une nouvelle direction de l’encadrement a été mise en place en 2021 pour suivre attentivement les carrières des personnels d’encadrement intermédiaire et supérieur des ministères ; pour la compléter, des missions académiques d’encadrement seront généralisées en septembre 2021.

La politique de gestion des ressources humaines sera ainsi renforcée et permettra de réaliser l’ambition d’un véritable accompagnement personnalisé et généralisé, en repérant et en suivant mieux les talents.

Plus encore, la mobilité au sein du ministère sera facilitée ainsi que l’accompagnement des professeurs, par une plus grande attractivité des concours, le mentorat des jeunes professeurs, une plus grande mobilité internationale, mais aussi en favorisant les détachements, en accompagnant l’accès à des fonctions d’encadrement, et en faisant mieux connaître les métiers et les carrières, dans le ministère et en interministériel.

La création de la direction de l’encadrement en 2021

La direction de l'encadrement a été créée pour :

  • suivre les carrières des personnels d’encadrement intermédiaire et supérieur des ministères ;
  • construire un large vivier de personnels mobilisables à moyen terme sur des fonctions d’encadrement grâce à la généralisation des missions académiques d’encadrement ;
  • détecter les talents.

Un renforcement de l’attractivité des métiers dans le cadre d’une seconde voire d’une troisième carrière

Les possibilités de parcours professionnels sont multipliées et le déroulement de carrière fluidifié par : 

  • la mise en place progressive de cellules Mobilités dans chaque académie ;
  • le développement des mobilités à l’international et en interministériel (dont les détachements) dans l’objectif de favoriser les mobilités entrantes et sortantes et de renforcer la diversité des parcours et des profils recrutés, avec par exemple la possibilité : 
    • pour les professeurs des écoles, d’exercer leurs fonctions dans des établissements d’enseignement supérieur
    • pour les professeurs de lycée professionnel, d’exercer dans l’ensemble des établissements du second degré et de l’enseignement supérieur.
  • l'augmentation du taux de promotion à la hors-classe et évolution des règles d’accès à la classe exceptionnelle pour fluidifier le déroulement de carrière des professeurs et assimilés ; 
  • la revalorisation significative des taux de promotion des corps de catégories B et C du ministère au titre des années 2022 à 2024 ;
  • l'ouverture d’un chantier pour mieux reconnaître les expériences professionnelles dans la grille indiciaire des secondes carrières au sein de l’éducation nationale (une première mesure en 2022 en faveur des lauréats du 3e concours enseignants) ;
  • le déploiement de la RH de proximité ;

La mobilité en Europe et dans le monde

Depuis la rentrée 2021 dans le cadre de la GRH de proximité, la mobilité européenne et internationale des professeurs est accompagnée par la constitution, dans chaque académie, d’un vivier de candidats. Une proposition de formation et de suivi pour préparer cette mobilité sera également offerte, notamment lors d’entretiens avant, pendant et après la mobilité à l’étranger.

Par ailleurs, un projet pilote concernant la mobilité européenne des étudiants en master Meef a été lancé en janvier 2022, via la création d’un stage d’observation et de pratique accompagnée (Sopa) Europe. Ce Sopa sera éligible au programme Erasmus +, sous la forme d’une mobilité hybride dont deux semaines passées dans un établissement européen. En lien avec le rectorat, les Inspé renforceront leurs partenariats européens afin de favoriser et d’accompagner cette mobilité.

Au niveau européen, le programmeErasmus + permet désormais de financer la construction de réseaux européens d’instituts de formation initiale et continue des professeurs, les Académies Erasmus + des enseignants. 25 de ces académies verront le jour d’ici 2025 en Europe. Dès 2021, un budget de 15 millions d’euros a été mobilisé pour lancer les 10 premières.

Le comparateur de mobilité des enseignants et assimilés

Le comparateur de mobilité est un outil d’aide à la décision pour accompagner les parcours de mobilité intra-ministérielle des enseignants du 1er et du 2d degré, personnels d’éducation et psychologues de l’éducation nationale. Il donne accès à toutes les informations utiles et leur permet de se projeter et d’être accompagnés tout au long de la démarche.

Le comparateur de mobilité permet notamment à chacun de procéder à une simulation, d’estimer au regard de l’année précédente les possibilités d’obtenir une mutation vers un département ou une académie et de découvrir les dispositifs d’accompagnement qui y sont proposés au travers du portail des territoires.

Accéder au comparateur de mobilité

Un renforcement des équipes chargées du suivi rapproché des professeurs (rendez-vous de carrière et accompagnement)

Des fonctions mixtes enseignement/inspection sont mises en place et le mentorat est organisé dans les premières années pour renforcer la culture commune et le travail collaboratif.

Des Carrés régaliens pour une meilleure protection des personnels

Les Carrés régaliens ont été généralisés à toutes les académies en septembre 2021.

Au sein de chaque rectorat, ils ont pour but d'améliorer la réponse publique dans les quatre domaines stratégiques suivants :

  • protection et promotion des valeurs de la République ;
  • lutte contre les communautarismes ;
  • lutte contre les violences scolaires ;
  • lutte contre le harcèlement/cyberharcèlement.

Dans chacun de ces domaines, une équipe dédiée assure un suivi attentif des signalements et apporte une réponse rapide à toute amorce de conflit.

Un esprit d'équipe généralisé au sein du ministère et des établissements

Esprit d'équipe

Pour développer l’esprit d’équipe au sein des établissements et plus largement au sein du ministère, les liens sont développés, à travers des aides et des outils communs, en particulier la création d’un bouquet de prestations culturelles, sociales, touristiques et de loisirs, appelé Préau, mais aussi d’un espace numérique appelé Colibris, pour des échanges plus simples entre les personnels et l’administration.

La direction d’école est par ailleurs consolidée et les équipes de collèges et de lycées connaîtront davantage d’autonomie pour développer leurs projets.

Ce qui a changé

Un renforcement des collectifs pédagogiques, à la fois en termes d’accompagnement – notamment avec la meilleure reconnaissance des fonctions de directeur d’école –, de pratiques professionnelles, de formation et d’espaces de travail adaptés.

Favoriser le développement de projets en donnant plus de pouvoir d’agir et d’autonomie aux directeurs d’école et aux équipes des collèges et des lycées.

Des aides et des outils communs

Renforcer l’appartenance et les collectifs pédagogiques grâce à l’accompagnement, aux pratiques professionnelles, aux formations et aux espaces de travail adaptés.

  • L’association nationale Préau, un bouquet de prestations culturelles, touristiques et de loisirs pour l’ensemble des personnels de l’éducation nationale, actifs et retraités.

Faciliter l’accès au logement

Depuis 2017, le ministère déploie une politique volontariste pour l’accès de ses personnels au logement.

En 2017, des crédits nationaux ont permis aux académies de Créteil et de Versailles de conclure des conventions avec des bailleurs sociaux visant à la réservation de logements au bénéfice des personnels enseignants néo-titulaires. Cette action a été renforcée en 2018 et élargie aux académies d’Amiens et de Lille. Entre 2017 et 2020, 8,5 millions d’euros ont été consacrés à cette mesure, qui a permis de réserver 390 logements.

Afin de constituer progressivement un parc ministériel réservataire de logements, le renforcement et l’extension de ce dispositif à de nouvelles académies est prévu pour l’année scolaire 2021-2022. Les académies accueillant de nombreux stagiaires et néotitulaires et ayant des territoires en tension locative pourraient être privilégiées dans ce déploiement.

En outre, la communication sera développée afin que les personnels puissent bénéficier davantage des aides interministérielles facilitant l’installation des nouveaux agents, dont le Gouvernement a annoncé la revalorisation.

  • L’espace numérique Colibris, pour créer les conditions d’une écoute personnalisée et d’un lien privilégié entre chaque personne et son institution, utilisé par exemple dans le cadre du remboursement du forfait PSC et pour les postes à profil 1er degré.

Dans le 1er degré 

Depuis 2019, l’amélioration des conditions d’exercice des directeurs constitue l’un des principaux chantiers inscrits à l’agenda social du ministère.

Dans ce contexte, le ministère a mis en œuvre plusieurs mesures afin de reconnaître les responsabilités exercées par les directeurs, d’accroître leur autonomie tout en allégeant leur charge et de mieux les accompagner dans leurs missions.

Valorisation de la fonction de directeur d’école et amélioration de leurs conditions de travail :

  • pour déjà 40 % des directeurs d’école, amélioration du régime des décharges et des moyens supplémentaires à hauteur de 600 permettant : 
    • à tous les directeurs d’école de 1 à 3 classes de bénéficier de deux jours de décharges supplémentaires par an ;
    • aux directeurs des écoles élémentaires de 9 classes d’être déchargés, comme leurs homologues d’écoles maternelles, de 50 % de leurs heures de cours hebdomadaires ;
    • aux directeurs des écoles élémentaires de 13 classes d’être déchargés de trois quarts de leurs heures de cours hebdomadaires
      Une nouvelle amélioration du régime des décharges est prévu pour la rentrée scolaire 2022.
  • responsabilité pour la mise en œuvre des 108 heures connexes aux heures d’enseignement dans les obligations de service, dans le cadre réglementaire existant. ;
  • rentrée 2020 : 12 500 jeunes du Service civique mobilisés pour venir en appui dans les écoles. Ce dispositif a été renforcé à la rentrée 2021, dans le cadre du recrutement de 30 000 jeunes en Service civique pour l’ensemble du ministère.
  • depuis l’année scolaire 2020- 2021, les directeurs bénéficient de deux journées de formation continue par an ainsi que d’un temps d’échange entre pairs. En outre, une fonction de directeur référent positionnée auprès des directeurs académiques des services de l’éducation nationale est en cours d’expérimentation.
  • création des postes à profil (PoP) au niveau national dans le 1er degré pour valoriser les compétences et permettre d’associer les directeurs d’école au recrutement de leurs équipes ;
  • création d’une mission de référent direction d’école auprès du directeur académique des services de l’éducation nationale dans chaque département pour venir en appui des directeurs d’école notamment dans leur prise de fonction.

Dans le 2d degré 

  • Nouvelle charte des pratiques de pilotage en EPLE pour s’approprier les bonnes pratiques.
  • Augmentation du nombre de PoP dans le 2d degré vers les établissements porteurs de projets et nécessitant des compétences spécifiques.
  • Pour diversifier les viviers, ouverture d’un concours de recrutement de chefs d’établissement de type 3e voie, permettant aux candidats ayant acquis une expérience dans l’exercice d’une activité professionnelle, d’un mandat d’élu local ou d’une activité associative, d’accéder à des postes dans la fonction publique.
  • Déploiement des fonctions mixtes, du mentorat et augmentation des postes "faisant fonction de personnel de direction".

Le mouvement PoP en chiffres

  • 1er degré : 4 400 candidatures, 2 040 personnes qui ont participé au mouvement pour 250 postes proposés.
  • 2d degré : 700 candidatures, 570 personnes qui ont participé au mouvement pour 200 postes proposés.

Le développement de la culture collaborative entre enseignants et d’espaces collaboratifs

Afin d’éviter l’isolement des professeurs, le développement du co-enseignement – ou de co-construction de cours – sera facilité par la plus grande autonomie et de plus grandes marges de manœuvre dans l’organisation de collectifs pédagogiques données aux directeurs et chefs d’établissement. Une culture de collaboration contribue à améliorer l’apprentissage des élèves car les enseignants unissent leurs efforts, partagent les contenus de leurs cours, des conseils, des solutions face aux difficultés d’apprentissage, s’observent mutuellement pour améliorer leurs pratiques et contribuent ainsi à améliorer la performance d’ensemble de leur école ou établissement. Le modèle de formation mis en place dans le cadre des plans mathématiques et français, reposant sur le travail entre pairs dans le cadre de constellations de professeurs, permet de renforcer cette approche collaborative. L’ensemble de la politique de formation, par des actions menées en proximité avec des groupes de taille réduite, doit contribuer à renforcer ces liens entre collègues.

À cet égard, l’adaptation des 108 heures dans le premier degré sera discutée dans le cadre de l’agenda social, afin de donner plus de souplesse aux équipes pédagogiques, notamment en faveur de la formation.

Un environnement de travail coopératif et le travail en équipe offrent de nombreuses possibilités pour diversifier et développer des pratiques pédagogiques efficaces, mais aussi améliorer le sentiment d’auto-efficacité, facteur de bien-être. C’est pourquoi, dans le cadre de la cellule du bâti scolaire, des référentiels sont en cours d’élaboration pour accompagner les collectivités locales dans la mise en place d’espaces collaboratifs dans les écoles et établissements.

Le mentorat, clé de l’accompagnement des premières années

L’accompagnement humain crée des passerelles entre générations de professeurs et une culture commune. Le mentorat des jeunes professeurs en début de carrière (et non pendant la seule année de titularisation) a ainsi vocation à être systématisé pour renforcer la culture professionnelle des jeunes professeurs et les sécuriser pour leurs débuts. Les mentors aident les futurs professeurs dans l’organisation des cours, la gestion des élèves et le cas échéant la gestion des tâches administratives.

Un meilleur environnement numérique

La crise sanitaire a conduit à l’élaboration et la mise à disposition de nouveaux outils (catalogue d’applications en ligne gratuites, apps.education.fr, classes virtuelles, etc.) qui vont être renforcées et améliorées. L’expérimentation des territoires numériques éducatifs constitue une opportunité de déployer à grande échelle une politique qui articule mise à disposition de ressources, notamment logicielles, d’équipements et de formations associées.

L’ensemble de ces mesures, associées au renforcement de l’action sociale et de l’accompagnement RH des personnels, contribue à renforcer les liens au sein des équipes et, ainsi, à améliorer le bien-être au travail.

Un service public d'éducation consolidé

Amélioration du service public de l'éducation nationale 

La capacité globale de l’éducation nationale de garantir une continuité du service public se déploie grâce à plusieurs ressorts. Le premier est d’avoir un aperçu objectif et transparent du pouvoir d’achat et du bien-être au travail des personnels pour prendre des décisions communes : c’est pourquoi a été créé l’Observatoire des rémunérations et du bien-être des personnels (Orbe).

Le deuxième ressort est de proposer aux personnels une feuille de route RH académique, au plus près de la réalité des territoires, qui s’incarne dans le déploiement de la RH de proximité pour mieux informer, mieux écouter, mieux orienter et mieux répondre aux personnels. La continuité du service public consiste aussi à assurer une prise en charge pédagogique en cas d’absence de courte durée d’un professeur en optimisant l’organisation dans les écoles et les établissements.

Enfin, l’accès à la formation continue diplômante sera rendu plus cohérent avec la création d’écoles académiques de formation continue, associant les Inspé et Canopé. 25 académies ont déjà répondu à cet appel à manifestation d’intérêt.

Ce qui a changé

Pour diminuer le nombre d’heures de classe perdues par les élèves :

  • optimisation des moyens dédiés au remplacement ;
  • heures supplémentaires désormais accessibles aux assistants d’éducation (AED).

Pour améliorer les conditions d’emploi des accompagnants d’élèves en situation de handicap :

  • recrutement sur des contrats d’une durée de 3 ans renouvelables une fois, et conduisant ensuite à des contrats à durée indéterminée ;
  • publication d’un cadre de gestion ;
  • déploiement depuis la rentrée 2020 d’AESH référents indemnisés ;
  • mise en œuvre d’une nouvelle échelle de rémunération des AESH dès l’automne 2021.

Pour garantir un service public d’éducation fort, l’éducation nationale dispose de plusieurs outils : 

L’Observatoire des rémunérations et du bien-être des personnels - Orbe créé pour bénéficier d’un aperçu objectif du pouvoir d’achat et du bien-être au travail des personnels, avec la réalisation d’une enquête sur le baromètre du bien-être du personnel.

Le déploiement des feuilles de route RH dans chaque académie pour mieux informer, écouter, orienter les personnels, impliquer l’ensemble des acteurs et ainsi assurer une transformation RH en profondeur. Près de 400 DRH de proximité/conseillers RH de proximité formés à l’IH2EF sont aujourd’hui en poste sur l’ensemble du territoire. Identifier les talents, rendre plus attractifs les métiers et les parcours professionnels au sein du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, améliorer la qualité de vie au travail de tous les personnels et offrir le meilleur service, tels sont les enjeux de ces feuilles de route RH.

Les académies prendront d’autres initiatives pour mettre en œuvre une gestion plus individualisée des personnels dans le cadre de la déclinaison des feuilles de route RH académiques (cellule d’accueil téléphonique, réunions d’informations dans les établissements, notamment).

Les feuilles de route RH académiques concrétisent sur le terrain les engagements du Grenelle de l’éducation, pour une amélioration du fonctionnement du service public. Elles impliquent l’ensemble des acteurs : chefs d’établissement, directeurs d’école, adjoints gestionnaires, corps d’inspection, conseillers RH de proximité, etc.

Accédez aux détails des feuilles de route de chaque académie en cliquant dans la carte ci-dessous.

En savoir plus sur le service académique des ressources humaines de proximité

  • La mise en place d’une continuité pédagogique efficace avec : 
    • l’augmentation du recours aux heures supplémentaires et de la possibilité d’y recourir (personnels à temps partiel, AED) ; 
    • la mise en place d’un plan de continuité pédagogique ;
    • l’expérimentation de solutions numériques qui facilitent le remplacement pour réduire le nombre d’heures de classe sans solution de remplacement.

Assurer une continuité pédagogique efficace

Constat

La capacité de l’éducation nationale à garantir la continuité du service public de l’enseignement par une prise en charge pédagogique en cas d’absence de courte durée d’un professeur, prévisible ou non, constitue un enjeu majeur pour les élèves et les familles, notamment dans le cadre du plan pour l’égalité des chances lancé par le président de la République. La situation sanitaire a renforcé cette exigence, tout en illustrant la diversité possible des modalités de continuité pédagogique. L’amélioration de l’efficacité du remplacement des professeurs absents constitue une priorité.

Objectif

L’objectif est de réduire le nombre d’heures de classe sans solution de remplacement afin que tout élève bénéficie d’une prise en charge pédagogique dans l’établissement pour la poursuite ou la révision des apprentissages et le développement d’autres compétences considérées comme indispensables.

  • Des écoles académiques de la formation continue, pour 
    • structurer des cycles de formation au plus près des besoins et de l’environnement de travail des personnels ;
    • construire des parcours de formation personnalisés tout au long de la carrière.

Une école académique de la formation continue sera présente dans chaque académie à la rentrée scolaire 2022.

Une formation initiale profondément renouvelée

Les masters des métiers de l’éducation et de l’enseignement (Meef) concernent les futurs professeurs (premier et second degrés) et les futurs conseillers principaux d’éducation (CPE), mais aussi les personnels de l’éducation qui souhaitent acquérir une spécialité dans différents domaines (École inclusive, international, recherche en éducation, etc.). Il s’agit d’une formation de haut niveau dont les enseignements sont pris en charge à la fois par des universitaires et par des enseignants ayant charge de classe, qui constituent 30 % des équipes. Ces derniers représentent la garantie d’une formation en prise avec la réalité du métier et ses exigences. Au cours du master Meef sont organisés des stages permettant de se familiariser progressivement avec toutes les dimensions de la fonction et d’acquérir des compétences professionnelles qui seront valorisées pour l’obtention du diplôme et dans le cadre du concours de recrutement.

Création d’un continuum de formation

Le master des métiers de l’éducation et de l’enseignement s’insère dans un continuum qui commence dès la licence et se poursuit dans le cadre des trois premières années d’exercice : la personnalisation de la formation doit donc être envisagée sur cette durée étendue.

En amont du master Meef

Le dispositif concernant les assistants d’éducation en préprofessionnalisation poursuit son déploiement. Les étudiants qui s’y engagent signent un contrat de trois ans, dès la deuxième année de licence, qui leur permet d’exercer des fonctions à caractère pédagogique. Ils bénéficient d’un accompagnement et d’une prise de responsabilités adaptés.

Ce dispositif contribue pleinement à l’engagement du Gouvernement en faveur du développement de l’apprentissage et de l’alternance.

Plus de 3 000 étudiants sont aujourd’hui engagés dans le dispositif : 48 % dans le premier degré et 52 % dans le second degré. Près de 2 500 recrutements supplémentaires sont prévus à la rentrée 2021.

Le parcours préparatoire au professorat des écoles se déploie sur les trois années de licence. Il propose des enseignements pluridisciplinaires suivis dans un lycée : français, mathématiques, mais aussi toutes les autres disciplines enseignées à l’école primaire : histoire-géographie, sciences, langues vivantes, musique, EPS, etc., ainsi qu’un enseignement dédié à la laïcité et aux valeurs de la République. Des cours dispensés à l’université permettent de préparer la licence à laquelle est adossé le parcours : mathématiques, lettres, sciences de l’éducation, sciences, administration économique et sociale, arts plastiques, etc.

Ce parcours offre une professionnalisation progressive comportant des stages pratiques d’observation et un stage de mobilité internationale.

Il permet d’obtenir une licence généraliste, dont le prolongement naturel est le master de professorat des écoles (Meef 1er degré) puis le concours de recrutement de professeur en école primaire.

24 parcours préparatoires labellisés accueilleront leurs premiers étudiants en septembre 2021, et de nouveaux parcours ouvriront à la rentrée 2022.

Une formation initiale en lien avec la réforme des concours de recrutement

L’ensemble des concours externes et des troisièmes concours de recrutement de personnels enseignants (hors agrégations) et d’éducation voit ses maquettes d’épreuves évoluer à la faveur du changement de place du concours, à compter de la session 2022.

L’année 2021-2022 verra les premiers recrutements par les académies d’étudiants en master Meef sur des contrats d’alternance. Ces contrats permettront à ces étudiants d’assurer une mission d’enseignement en responsabilité devant élèves en établissement ou en école, en bénéficiant d’un double accompagnement de l’Inspé et sur le terrain. Ils auront ainsi la possibilité d’appréhender de manière concrète ce qui est attendu d’un professionnel et de mieux se préparer au concours organisé en fin de deuxième année.

L'année de fonctionnaire stagiaire

À compter de la rentrée 2022, la formation délivrée aux professeurs lauréats des concours jusqu’à leur titularisation prendra en compte les besoins liés à l’acquisition des compétences attendues tout en tenant compte de leur parcours antérieur académique et professionnel.

Pour en savoir plus, consultez le site Devenirenseignant.gouv.fr

Une formation continue adaptée aux besoins des personnels

La formation continue constitue un élément déterminant de l’approfondissement des compétences professionnelles et de la mobilité des personnels. Elle contribue en ce sens de manière déterminante à la qualité du service public d’éducation. Le schéma directeur de la formation continue des personnels oriente et structure l’offre de formation tant au plan national, avec le Plan national de formation (PNF), qu’au niveau des académies, qui le déclinent dans les Plans académiques de formation (PAF). 

Le schéma directeur de la formation continue des personnels de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a été publié au BO du 24 février. Il concerne tous les personnels du ministère, quels que soient leur statut et leurs fonctions. Il s'articule autour de six axes prioritaires de formation en déclinant des thématiques essentielles pour accompagner les politiques éducatives. Le schéma directeur 2022-2025 invite à passer d’une logique de l’offre à une logique d’accompagnement de la demande. Pour ce faire, il valorise notamment le développement des collectifs apprenants (formation entre pairs, coopération pédagogique, analyse de pratiques) et promeut la variété des formats et des modalités de formation. L'engagement des personnels est encouragé par l'offre de formations certifiantes et diplômantes

Depuis la rentrée 2021- 2022, les académies ont l’opportunité de créer leur école académique de la formation continue (EAFC), afin de renforcer la synergie des multiples acteurs de la formation continue et leur coordination au service d’un pilotage d’une offre de formation plus lisible pour les personnels et en proximité de ces derniers.

Sous l’autorité du recteur et la responsabilité d’un directeur, en lien avec les inspections territoriales ainsi que les structures partenaires, telles que l’IH2EF, l’Inspé, les universités et le réseau de l’opérateur Canopé, les écoles ont vocation à définir un programme académique pluriannuel de formation et à le mettre en œuvre jusqu’au niveau du bassin, des établissements et circonscriptions, c’est-àdire au plus près des personnels et de leur environnement de travail.

Au niveau national, le Plan national de formation (PNF) porte une forte exigence de qualité des actions menées et s’assure de la satisfaction de leurs bénéficiaires. Il se situe à l’articulation des attentes de l’institution en matière de politique publique d’éducation et des besoins des bénéficiaires, exprimés lors de collectes d’expression de besoins.

Le PNF est structuré selon les trois axes du schéma directeur de la formation continue ; il doit permettre aux personnels de :

  1. se situer dans le système éducatif ;
  2. perfectionner et adapter leurs pratiques professionnelles ;
  3. être accompagnés dans leurs évolutions professionnelle et valoriser leurs compétences.

Pendant la crise sanitaire, le ministère s’est attaché à maintenir un grand nombre de formations dans un format à distance. Cette adaptation a également permis d’accélérer le développement de la formation hybride. Ainsi, afin de s’adresser à davantage de personnels et de maintenir la qualité de l’offre, une dynamique de professionnalisation en matière d’ingénierie de la formation s’est engagée, au service d’une offre couvrant davantage de demandes et plus performante.
Consultez le plan national de formation 2021-2022

Les plans français et mathématiques

Les professeurs des écoles bénéficient tous les six ans d’une formation renforcée en français et en mathématiques (5 jours annuels). Cette formation s’organise en petits groupes, avec l’accompagnement de formateurs professionnels (conseillers pédagogiques, professeurs des écoles, maîtres formateurs, référents). L’ambition est de consolider les acquis disciplinaires et didactiques des professeurs des écoles, d’assurer leurs gestes professionnels quotidiens et de développer la coopération.

Mise à jour : mai 2022